Simon voyage

Lac Baïkal

Le Lac Baïkal est un lac mythique, en bonne partie à cause du chamanisme, où de nombreux totems et drapeaux de prière en témoignent.

Shaman rock – Olkhon

Quelques données intéressantes :

  • Profondeur : 1 642 m, le plus profond au monde.
  • Superficie : 31 722 km2 (636 km x 24 à 79 km). C’est environ 30 fois le Lac Saint-Jean.
  • Volume d’eau : 23 600 km3. 20% de l’eau douce de la planète. Surpasse les 5 grands lacs nord-américains réunis.
  • Glace : De novembre à avril, jusqu’à 2 m par endroit en fin de saison froide.
  • Altitude: 455 m.

J’y ai séjourné pendant une semaine pour en saisir toute son ampleur et sa beauté. Voici donc, les endroits où je me suis posé, dans l’ordre des visites et aussi en ordre de préférence (mon préféré en premier).

Île d’Olkhon

Cette île dont la superficie représente 1,5 fois celle de l’île de Montréal est un incontournable! Ici, il n’y a pas d’asphalte, que des pistes balisées, sablonneuses et raboteuses.

À partir du petit village de Khoujir (1 350 hab.), au centre,  j’ai exploré le nord jusqu’au majestueux cap sacré Khoboï. À bord d’un UAZ, fourgon tout-terrain datant de l’ère soviétique, la Lac Baïkal s’offre en spectacle, particulièrement avec les derniers morceaux de glace.

Pour le reste, j’ai réalisé deux trails improvisés. Pour le second, j’ai été suivi, sans le vouloir, pendant 24 km, par le gentil chien de mon hébergement. On m’a dit qu’il fait ça avec tous les touristes qu’il rencontre! Partout sur l’île, les paysages sont sublimes!

Listvianka

Autre petite village (2 000 hab.), situé en bordure du Lac Baïkal, il accueille une horde de touristes plus souvent qu’autrement russes et chinois. Ça demeure un plaisir d’y déambuler.

Mon activité principale a été de faire un échantillon de la Great Baikal Trail Trail de Listvianka à Bolshiye Koty, situé à une vingtaine de kilomètres. Il faut savoir que ce minuscule village n’est accessible qu’en hydroptère (!) l’été ou par le pont de glace en hiver. Sachant que la navette fluviale publique n’était pas encore en service, je m’étais fait à l’idée de me taper l’aller-retour… Jusqu’à ce que je demande (merci encore Google Traduction!), une fois sur place, à un habitant de me ramener avec sa chaloupe à moteur moyennement quelques roubles. Un combo trail-croisière, j’achète!

Slioudianka

Destination plutôt hors des sentiers battus, c’est un sommet du nom de Pic Chersky qui m’a attiré.

Slioudianka (19 000 hab.) me semble être représentative des autres petites villes que j’ai vues à bord du train transsibérien. C’est visiblement assez pauvre, d’une pauvreté relative quand on sait comment le coût de la vie de Moscou est élevé. Les maisons ont dû mal à tenir debout lorsqu’elles ne sont pas complètement abandonnées. Les plus récentes sont souvent à moitié terminées et le bon goût n’a pas fait son chemin jusqu’ici… Les rues sont dans un état lamentable. Bref, c’est pas du joli si ce n’était des quelques photogéniques fenêtres aux volets colorés ça et là et de l’unique gare en granit blanc.

Pour en revenir au Pic Chersky (2 090 m), je suis parti tôt chargé d’arachides et d’abricots séchés en route pour une longue et belle journée parsemée de montagnes enneigées. Mon ascension rapide s’est terminée au bout de 22 km, à un km du sommet pour cause de le-gars-n’aime-pas-trop-les-mains-courantes-avec-précipice! 😀 Le retour a été marqué par la rencontre imprévue d’un Grand Tétras mâle. En train de parader vigoureusement, il n’avait pas l’intention de s’en laisser imposer me chargeant à quelques reprises jusqu’à s’approcher à moins d’un mètre de moi! Le monsieur n’était visiblement pas content d’avoir de la visite!

Les prochains articles porteront sur la Mongolie. Par contre, je reviendrai en Russie compléter le parcours transsibérien avant de séjourner au Kamtchatka, destination finale au pays des camarades.

2 reflexions sur “Lac Baïkal

  1. Christian O.

    Ouf! Impressionnant Monsieur T.

    Je me questionne sur l’économie de ces villages et si elle est presque exclusivement basée sur le tourisme. L’état de délabrement me laisse aussi croire que le communisme exprime ses limites dans ces régions.
    Quelle est la relation des habitants avec les touristes?
    Aussi, auriez-vous un appareil volant à votre disposition?

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