Conduire au pays de Skippy

Ayant loué une voiture pour sillonner les routes du pays, la conduite automobile en Australie s’avère un sujet inévitable.
Après tout le temps passé en Inde et au Sri Lanka où les chauffeurs roulent sur la voie de gauche, nous croyions que ce serait simple. Eh bien pas du tout ! Nous venons de prendre conscience à quel point le nombre de réflexes que nous avons développés en conduisant est grand. Lorsque nous sommes au volant de notre super Toyota Yaris (elle est différente de la tienne Keven !), combien de fois avons-nous :
  • Ouvert la portière de gauche pensant que c’était celle du côté conducteur ?
  • Tenté d’attraper la ceinture de sécurité du côté gauche ?
  • Voulu retirer le frein de stationnement de la main droite ?
  • Essayé de changer de vitesse de la main droite ?
  • Donné un coup d’essuie-glace en voulant mettre le clignotant ?
  • Eu le réflexe de regarder à gauche avant de regarder à droite lorsque nous attendions à une intersection ?
  • Roulé sur la voie de droite pensant qu’il s’agissait de la voie lente ?
Nous devons même réfléchir à l’ordre à suivre avant d’effectuer un dépassement ou simplement pour arrêter le véhicule (1re vitesse, frein de stationnement, retirer la clé, dégager les pédales, etc.). Bref, ça prend quelques jours pour s’habituer et encore là, arrivés à une intersection ou un carrefour giratoire, nous ne cessons de nous rappeler mutuellement quelle voie nous devons emprunter. Heureusement, les pédales sont au même endroit : accélérateur à droite et embrayage à gauche.
À Melbourne, le niveau de difficulté augmente d’un cran en raison de la présence de tramways et de sens uniques, ce qui exige une concentration maximale. Malgré nos efforts, nous nous sommes retrouvés dans une situation plutôt stressante en pleine heure de pointe : interdiction de tourner à gauche, interdiction de tourner à droite, interdiction d’aller tout droit et un tramway qui s’en vient !!! Deux gentils policiers nous ont rapidement sortis de l’impasse en nous autorisant d’un signe de la main à tourner à droite, le tout suivi d’un thumbs up de leur part. Ouf!!!
Fait intéressant, si vous pensiez que les pancartes de stationnement les plus complexes à comprendre se trouvent à Montréal et bien détrompez-vous car nous avons trouvé plus ardu à décoder à Melbourne !