À une distance de marathon de notre prochaine destination, Jaisalmer, se trouve Khuri, un petit village de 2 000 âmes perdu au milieu du désert du Thar, à 50 km de la frontière pakistanaise. Et non, ce n’est pas à la course que nous nous y sommes rendus mais bien en Toyota Innova conduite par notre sympathique chauffeur Pappu qui nous accompagne depuis presque une semaine déjà.
Les voyageurs viennent ici principalement pour se balader à dos de chameau sur la grande dune de sable à proximité et y observer le coucher de soleil. On m’assigne une chamelle de 22 ans accompagnée de son chamelon et de son chamelier. Je chevauche la bête et sans que j’aie le temps de réagir, elle se lève d’un coup. D’un pas lent, on se dirige à la queue leu-leu vers le sommet de la dune le temps de profiter de la tombée de la nuit.
En soirée, nous avons eu droit à un spectacle d’excellente qualité de musique et de danses traditionnelles. Ce fut aussi l’occasion de goûter au rhum indien au bon goût prononcé de canne à sucre.
À Khuri, matin et soir, des femmes font l’aller-retour de leur maison jusqu’au puits pour y ramener de l’eau. Que c’était beau de les voir vêtues de leur tenue traditionnelle portant des jarres en équilibre sur leur tête ! En même temps, je prends conscience de la rudesse des conditions dans lesquelles elles vivent.













