Simon voyage

Gyumri, Arménie

Après avoir séjourné trois semaines en Géorgie, je fais un détour par l’Arménie avant de revenir compléter mon séjour en Géorgie. Initialement non planifiée à mon itinéraire, ce sont les nombreux témoignages de voyageurs comblés qui m’ont convaincu. Gyumri, deuxième ville en importance (150 000 hab.), est ma première destination.

Vartanants Square & All Saviors

Avec ses cafés confortables, la vie est bonne en ces lieux étrangement peu courus des touristes. Il y a même un gigantesque monument dédié à Charles Aznavour qui a des origines arméniennes.

Séisme de 1988

En 1988, un séisme de magnitude 6,9 frappe la région. Plus de 25 000 personnes décèdent, principalement écrasées sous les décombres d’immeubles. Il a été établi que la pauvre qualité de construction des khrouchtchevka à cette époque soviétique a multiplié l’ampleur de la catastrophe. Fait rare en ces temps de guerre froide, Gorbatchev a fait appel à l’aide internationale qui a massivement répondu. Aujourd’hui, il est encore possible d’observer des vestiges de cet événement tragique.

Églises

Autour de la place centrale Vartanants, on retrouve deux belles églises joliment restaurées des suites du tremblement de terre.

 

Bazaar

Un grand bazaar coloré et animé permet de faire de joyeuses rencontres avec un peu de chance.

Monuments de l’ère soviétique

Gyumri est parsemée de monuments rappelant l’URSS dont l’Arménie faisait partie jusqu’à la chute du rideau de fer.

Improvisation pour se rendre à Gyumri

Pour aller à Gyumri à partir de Akhaltsikhe en Géorgie, en haute saison, on prend un seul marchroutka (minivan partagée). Comme c’est la fin de la basse saison, j’avais compris que ça prenait deux marchroutkas pour me rendre à destination. Mais ça ne s’est pas tout à fait passé comme je le pensais!

D’abord, je prends le premier marchroutka qui me mène à Ninotsminda. De là, je pensais qu’on m’indiquerait où et quand prendre le prochain véhicule. Eh bien non… La tête du chauffeur disait : « Démerde-toi mon ami! ». Là-dessus, je l’ai écouté! Je me rends au poste de police d’en face (ils sont toujours très fenestrés depuis la Révolution des Roses de 2003 afin de réduire les abus) pour obtenir des informations. Je dois me résoudre à prendre un taxi qui me déposera à la frontière, 20 km plus au sud sans trop savoir comment se déroulera la suite.

Je marche vers le poste de douane de la Géorgie en attendant derrière une voiture. À mon tour, pendant que le douanier vérifie mon passeport, un policier prend l’initiative de demander au conducteur de la voiture derrière moi s’il me veut comme passager pour me rendre jusqu’à Gyumri. Il accepte! Je monte dans le véhicule de cet Arménien et on se présente à la douane arménienne. Je suis accueilli par un soldat qui me fait un bon 10 minutes de jasette en anglais pendant qu’on contrôle mon passeport et mon visa. Quel accueil! J’embarque à nouveau dans le véhicule qui me mènera jusqu’à Gyumri. Mission accomplie!

En route vers Eravan

Un TPV (Train à Petite Vitesses!) aux bancs de bois longe la frontière turque jusqu’à ma prochaine destination, la capitale Erevan.

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